5 membres de familles désespérés et en attente en Belgique entament une grève de la faim.
Le mercredi 23 septembre à 16h30, ils organisent un point presse à House of Compassion/l’église du Béguinage, place du Béguinage à Bruxelles :
« Après des mois d’incertitude insoutenable, de terreur, de nuits blanches, d’actions de protestation hebdomadaires, d’une lettre ouverte et d’innombrables appels, nous n’avons été que très peu entendus et il n’y a eu que peu d’attention pour les souffrances indicibles de nos familles et de nos enfants, qui tentent de survivre au génocide à Gaza depuis bien trop longtemps. Nous ne demandons ni faveur ni privilège, mais simplement l’application des droits humains et des droits des enfants. Il s’agit également d’un appel à l’empathie et à la solidarité : votre soutien, votre voix peuvent aider à sauver des vies et à réunir des familles déchirées. Sauvez nos familles ! Cessez d’étouffer la voix de nos enfants jusqu’à la mort ! »
Des centaines de concitoyens belgo-palestiniens, titulaires d’un titre de séjour ou de la nationalité belge, ont été séparés de leur famille à Gaza à cause du génocide.
Depuis la Belgique, ils ont entamé une procédure de regroupement familial. Anneleen Van Bossuyt, ministre de l’Asile et de la Migration, a délivré des visas belges aux membres de leurs familles après un examen approfondi de l’Office des étrangers.
Mais contrairement à d’autres pays européens (Italie, Pays-Bas, Espagne, France…), notre pays refuse d’évacuer ces personnes de Gaza. À l’exception de quelques évacuations d’enfants grièvement blessés, la dernière évacuation de titulaires de visa remonte déjà à décembre 2025. Le 11 septembre, Maxime Prévot, ministre des Affaires étrangères, a soumis le dossier au conseil des ministres restreint (kern). Le MR a réagi froidement ; la N-VA a opposé son veto et a même souhaité lier ce dossier à l’expulsion de personnes vers l’Afghanistan ou vers des centres de retour (hubs de retour).
Il ne s’agit pas seulement d’un blocage sans précédent de la migration légale, mais de facto d’une violation du droit humain fondamental à une vie de famille et à la vie tout court. Des centaines de familles, principalement des enfants, sont contraintes de vivre inutilement et excessivement longtemps dans des conditions atroces. Nombre d’entre elles sont tombées malades ou ont été blessées pendant cette période d’attente. Certaines ont été tuées.
La Belgique a la capacité de sauver des vies humaines, mais la volonté politique fait défaut. Ce gouvernement a ainsi atteint un seuil moral et humain sans précédent : il est complice d’un génocide.













