Greta Thunberg à Gjader

Le camp de détention que vous pouvez voir en ce moment sur les photos exposées à House of Compassion dans le cadre de l’exposition « Le Guantánamo Adriatique ».
Exposition photographique et du travail de reportage réalisés par Anna Lodeserto et Nicolas Lesenfants Ramos en Albanie, lors de l’ouverture en 2024 des centres de détention administrative externalisés par le gouvernement italien de l’autre côté de la mer Adriatique, désormais opérationnels avec le soutien ambivalent des institutions européennes.
📍 House of Compassion, Place du Béguinage, Bruxelles 📅 Jusqu’au 31 août 2025 🕒 Entrée libre, du mardi au samedi, de 11h à 18h 🗓️ Présence assurée du 1er au 17 août, de 14h à 17h
https://www.instagram.com/reel/DMiFMs-Cwyl/

Veillée dans le House of Compassion le vendredi 8 août 25 dès 19h.

Nous nous réunissons avec toutes les convictions pour nous recueillir au sujet de la promotion de la Paix à Gaza et en Cisjordanie.
Cette réunion aura lieu dans le House of Compassion (Eglise du Béguinage) sis près du Marché aux Poissons (arrêt des lignes 1 et 5 Sainte Catherine).
Si tu veux faire une intervention tu es prié de l’annoncer sur
Gaza.8.08.25@gmail.com
0476 24 58 93

Cercle soufi

J’ai trouvé le Dieu éternel en moi (Kabir)
Cercle soufi
26/08/25
House of Compassion – Bruxelles

Yoga kundalini & méditations soufies
De 19h00 à 21h00
Guidé par Sat Darshan

Portez des vêtements amples et apportez votre tapis de yoga – activité gratuite @ Église du Béguinage / Begijnhofkerk – Info : 0473460729

Sabine, géante de la dignité. Première sortie. Vers la place Schuman.

Le 15 juillet 2025, Sabine a accompli son premier voyage à l’étranger. Une visite au cœur de l’Europe, à la place Schuman à Bruxelles. Elle trépignait d’impatience depuis un moment dans l’église du Béguinage. Elle veut faire honneur à son nom et à sa stature : « Géante de la Dignité ».

À la mi-juin, elle avait assisté à la « Faim pour la Justice en Palestine » de cinq jours au House of Compassion. Disons plutôt « Faim pour la dignité de chaque habitant de Gaza ». La dignité de chaque personne, avec ou sans papiers. C’est cela qu’elle représente.

Cette dignité est bafouée en Israël. Le monde entier le voit et le sait. Gaza est devenue un champ de ruines. Beaucoup de ruines, peu d’espoir. Des milliers de personnes ont été tuées. Dans les bâtiments de la place Schuman, les dirigeants européens n’arrivent pas à s’entendre pour imposer des sanctions à Israël. Ni pour suspendre l’accord d’association. Gaza n’est pas l’Ukraine. Qui avait dit déjà : « It’s the economy, stupid! » ? Mais les gens ordinaires pensent autrement. Aujourd’hui, quelques centaines d’entre eux le montrent sur la place Schuman. Sabine y sera aussi. Avec nous.

Tout commence tôt le matin. Éric s’est levé aux aurores pour imprimer l’article 2 de la Constitution européenne et le coller sur des panneaux en carton. Cet article parle des valeurs fondamentales sur lesquelles l’UE fonde ses politiques : respect de la dignité humaine, droits de l’homme, liberté, démocratie, égalité et justice. C’est écrit sur du papier. Le papier est patient.

Dans les mains de Sabine, Various a fixé un drapeau portant ce même article. On lui attache aussi d’autres slogans sur le corps. Il manque des épingles, mais on y arrive. Elle est prête au départ.

Éric se glisse sous sa jupe. Juste cette fois, c’est permis. Rien de mal à cela. Et elle se met en marche. Daniël, Marcel, Stéphane, Jean-Claude, Luc, Olympia, Mia, Hilde, Walbert et Omar l’accompagnent. Tout roule — littéralement. Du moins pour elle. Ceux qui l’accompagnent ne roulent pas mais marchent, tirent les cordes à l’avant pour la faire monter, et à l’arrière pour la freiner en descente. Même Bruxelles est une ville vallonnée pour les géantes. Mais elle ne s’en soucie pas.

Arriverons-nous assez loin ? On se le demande. Les forces de l’ordre ne sont pas toujours enthousiastes pour ce genre d’événements. Nous avançons et passons la place De Brouckère, devant deux agents. Ils regardent sans intervenir. Puis nous grimpons par la rue des Chevaliers, passons la cathédrale jusqu’au croisement avec la rue de la Loi et la place Royale.

Une camionnette de police s’arrête. Les abords du Palais royal et du Parlement sont une zone neutre. Aucune manifestation n’est tolérée. Pas même des panneaux en carton avec l’article 2. Le chef de corps est appelé pour avis. Mais une géante digne sur roulettes entourée de quelques militants non violents de plus de 65 ans ne constitue apparemment pas une menace pour l’État belge. Tout au plus un peu d’agitation. Espérons-le.

Le cortège poursuit sa route par la rue Brederode, la rue du Trône, la rue de la Loi jusqu’à la place Schuman. Nous y voilà !

Voici Sabine !! Dans toute sa dignité, au milieu du groupe de manifestants, dominant de la tête. Drapeaux palestiniens, keffiehs, banderoles et pancartes colorent les lieux. On scande des slogans. Discours et témoignages s’enchaînent. Elle attire les regards.

« Qui est-ce ? Que fait-elle ici ? » Les mêmes questions, avec toujours la même réponse : « C’est l’une des cent géants de Bruxelles. Elle vient de l’église du Béguinage, du House of Compassion, et représente, comme chaque géant ou géante, un groupe de la population. Elle-même a été ‘étrangère’ — autrefois ? — et représente les étrangers, migrants et réfugiés, avec ou sans papiers. Et elle lutte pour leur dignité. Pour la dignité de chaque être humain. Et donc aussi pour celle des Gazaouis et des Palestiniens. C’est pour cela qu’elle manifeste aujourd’hui. Même si elle est un peu plus grande que nous. »

« OK, c’est chouette ! » « Courage ! » Voilà. On sait maintenant.

Plus tard dans l’après-midi, elle est rentrée saine et sauve. Une autre camionnette de police l’a gentiment accompagnée sur une partie du chemin, lui indiquant une route sûre, hors de la zone neutre. En chemin, elle a dû baisser la tête deux fois — non pas devant les forces de l’ordre, mais à cause d’une branche basse et d’un câble électrique. À l’arrivée, elle a retrouvé sa tête au bon endroit. Comme souvent quand on rentre chez soi. Seule sa coiffure en a un peu souffert. Peut-être que sa jumelle, coiffeuse de métier, pourra l’aider. Entre femmes, on sait s’y prendre.

Elle rayonne à nouveau à son poste habituel au House of Compassion. Et attend — avec un peu d’impatience — de pouvoir ressortir.

✍️ Jan Reynebeau

📸 Crédit photo : Stéphane Lagasse

Lundi 14/07: une soirée au HoC – à la veille du sommet européen sur l’accord commercial UE-Israël

📅 Lundi 14 juillet – de 19h à 22h Veillée à House of Compassion – Place du Béguinage, 1000 Bruxelles Avec la présence exceptionnelle de Lynn Boylan, députée européenne (Sinn Féin), présidente de la Chair of the European Parliament’s Delegation for Relations with Palestine (DPAL), engagée pour la suspension de l’accord UE-Israël.
🕯️ Rejoignez-nous autour de Sabine, la Géante de la Dignité, dans son combat pour les valeurs fondamentales de l’article 2 du Traité européen.
📅 Mardi 15 juillet – à partir de 12h30 Manifestation devant le SEAE – Rue de la Loi 234 Des militant·e·s venu·e·s de toute l’Europe se rassembleront pour exiger la fin de l’accord commercial UE-Israël — et interpeller les 27 ministres des Affaires étrangères de l’UE pour qu’ils prennent la bonne décision.

Voici le lien si vous souhaitez nous rejoindre en ligne

https://meet.jit.si/SanctionsCuttiesEndcollaborationStopGenocide

Projection du film “Gaza: Doctors Under Attack”

🎬  Ce dimanche soir à la House of Compassion 📍 Organisé par le collectif Palestinian Refugees for Dignity. Rejoignez-nous ce dimanche 6 juillet à 19h à la House of Compassion (Bruxelles) pour une projection du documentaire “Gaza: Doctors Under Attack”. 🎟️ L’entrée est libre.

 Passage de relais à Gand

🤝 Lundi 7 juillet à 10h30 Notre action se poursuit à Gand, où un groupe de jeunes entamera un jeûne de 5 jours à partir de ce lundi 7 juillet, dans le cadre de « Hunger Strike 4 Justice in Palestine ». Nous vous invitons à un moment symbolique de passage de relais à 10h30 à la Kapel OLV van Schreiboom, Kortrijksepoortstraat 252, 9000 Gent (à 10-15 minutes à pied de la gare). Ce sera un moment fort pour marquer la continuité de notre engagement collectif. Vous êtes toutes et tous les bienvenu·e·s.

📲 Plus d’infos :

Heavenly Human Vernissage mardi 1er juillet 19h à House of Compassion

HEAVENLY HUMAN
CERAMICS AND PHOTOS
Ce groupe de sculptures fait référence à l’art des Cyclades (4 siècles avant JC). Ces
figures humaines semblent regarder vers le Soleil ou vers l’Univers dans lequel la Terre
circule comme une petite planète. Ce sont des images universelles, peut-être même des
témoins d’un culte de déesse. Le sculpteur Gilbert Degraeuwe en était fasciné et les
réalisa encore et encore.
Nous vous invitons à une minute de silence avec ces sculptures. Laissez-les vous parler.
Ou tournez-vous vers la lumière venant de l’Ouest et regardez dans la direction vers
laquelle regardent ces personnages. Adoptez l’attitude qui vous inspire. Respire. Faites
prendre une photo de votre posture et postez-la sur Instagram avec le hashtag
#heavenlyhuman
Autour de ces images se trouvent également cinq photos de Kristof Degrauwe de la série
The Tantric Body (Brasilia – 2016). Elles s’intègrent parfaitement au groupe de statues.
Avec leur attitude méditative (mudra) et la présence de constellations cosmiques
existantes (NASA), elles expriment le même mysticisme. www.kristofdegrauwe.com

The “Adriatic Guantanamo” ~ Le “Guantánamo Adriatique”

Quand ? Vendredi 20 juin 2025 – 18h30
Où ? House of Compassion
Anna Lodeserto, journaliste et chercheuse
Nicolas Lesenfants Ramos, photojournaliste (en ligne)
The “Adriatic Guantanamo” ~ Le “Guantánamo Adriatique”

Le vendredi 20 juin, à l’occasion de la « Journée Mondiale des Réfugiés », la House of Compassion accueillera, dans le cadre de la semaine de mobilisation en soutien à la population palestinienne intitulée « Faim de justice pour la Palestine – Hunger Strike for Palestine », une présentation de l’exposition photographique et du travail de reportage réalisés par Anna Lodeserto et Nicolas Lesenfants Ramos en Albanie, lors de l’ouverture en 2024 des centres de détention administrative externalisés par le gouvernement italien de l’autre côté de la mer Adriatique, désormais opérationnels avec le soutien ambivalent des institutions européennes.

Les photos, prises à Gjadër, où le principal centre fermé a été construit sur une ancienne base militaire, et au port côtier de Shëngjin, s’inscrivent dans un contexte politique et juridique tendu. Elles documentent une profonde reconfiguration des politiques migratoires européennes, marquée par l’externalisation, la privation de liberté et l’insécurité juridique, à l’approche de la mise en œuvre du Pacte européen sur la migration et l’asile, prévue pour la mi-2026.

Ces centres de détention administrative pourraient constituer un test pour les futurs « return hubs » européens et les externalisations vers des pays tiers, en révélant les pires dérives d’un système de refoulement déshumanisant, qui nie la dignité des personnes en mouvement autant que celle des citoyennes et citoyens européens rendus complices de ce système de détention, de rejet et de contrôle.

Entre détention sans garanties, gaspillage massif de fonds publics, gestion irrationnelle des politiques migratoires, dommages environnementaux liés à la construction des centres sur les sites concernés, contestations judiciaires et mobilisations transnationales, le « modèle albanais » cristallise les tensions du Pacte européen sur la migration, tout en révélant l’opacité des mécanismes d’externalisation. Les images exposées, accompagnées d’une documentation sur les mouvements de contestation de la société civile en Albanie, en témoigneront et ouvriront un débat avec le public et les autres intervenants.

Les parlementaires européens ayant participé aux premières missions de monitoring dans les centres fermés en Albanie seront également invités.

Image de la manifestation « The European Dream ends here », organisée par des activistes albanais lors de l’arrivée du premier navire italien transportant les premiers migrants débarqués au port côtier de Shëngjin, le 16 octobre 2024.
Crédits photo : Mesdhe ©