Journée mondiale des réfugiés – 20 juin

Une politique qui montre son vrai visage : des familles et des enfants laissés à la rue.
Une politique qui déshumanise.
Le droit à l’accueil est un droit fondamental.
Il n’y a pas une crise de l’accueil, mais une crise de solidarité.
C’est pour cela que nous voulons former une chaîne humaine : pour lutter contre la déshumanisation des personnes qui demandent l’accueil.

Rejoignez‑nous. Tenons‑nous ensemble. Faisons la différence.

Événement organisé par Vluchtelingenwerk Vlaanderen, House of Compassion, Amitié Sans Frontière, Umbrella Refugee Committee et la Plateforme citoyenne Bel Refugee.

Où  Boulevard du Neuvième de Ligne, 1000 Bruxelles, Belgique
Quand  Le 20 juin, à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, nous marquerons cette journée à Bruxelles par une action commune devant le Petit Château. Nous nous rassemblerons pour former une chaîne humaine — un geste fort et visible pour affirmer que chacun mérite la dignité, chacun mérite une place.
Programme : 11h00 — Arrivée 11h15 — Mot d’accueil et témoignages 11h40 — Chaîne humaine 12h00 — Mot de clôture
Public accessible à toutes et tous

À une époque où les droits fondamentaux sont sous pression, cette action appelle à remettre l’humanité au centre des politiques migratoires.

L’action comprendra des prises de parole, des récits personnels et une installation symbolique soulignant l’urgence du changement et de la solidarité.

Pourquoi le Petit-Château : Le caractère symbolique du Petit Château, premier centre d’accueil ouvert il y a 40 ans, en 1986. Ce lieu est également symbolique pour Fedasil lui‑même : un symbole de résistance face à une politique d’accueil indigne, marquée par le démantèlement des structures d’hébergement. Mais c’est aussi un symbole de la résistance des travailleurs de Fedasil contre la politique illégale menée par Anneleen Van Bossuyt.

Cadre politique

L’action du 20 juin a d’une part une dimension humanitaire et humaine, avec la chaîne humaine, mais nous souhaitons également attirer l’attention sur la politique belge en matière d’accueil. Plusieurs éléments sont en jeu. D’une part, la Belgique a déjà été condamnée à de nombreuses reprises — 15 000 fois par un tribunal du travail, et en avril 2026 par la Cour européenne des droits de l’homme — pour ne pas avoir fourni d’accueil aux personnes demandant l’asile. D’autre part, en février 2026, la Cour constitutionnelle s’est prononcée contre plusieurs mesures proposées par Anneleen Van Bossuyt, mais la ministre a tout simplement ignoré cette décision. Nous voulons saisir ces faits pour remettre la politique d’accueil au centre de l’attention, et montrer clairement que cette politique est à la fois inhumaine et illégale.

La chaîne humaine se place en contraste avec cette politique froide : elle symbolise la solidarité, ainsi que la richesse que représente la migration pour la société. C’est aussi le lien avec les activités prévues l’après‑midi.

Photo © Amitié Sans Frontières

Nous ne nous battons pas pour des pierres ou des statues brisées

Cette semaine, dans une colonne du Standaard, nous étions, comme communauté croyante, interpellés — et à juste titre. Comment se fait‑il que nous soyons choqués par des statues brisées, alors que nous ne nous opposons pas de tout notre cœur à la déportation de celles et ceux qui sont à l’image et à la ressemblance de Dieu ? Ce 26 mars, le Parlement européen a approuvé une réforme du Règlement Retour. Comment comprendre que la plupart des partis européens d’inspiration chrétienne aient soutenu le vote de la directive « retour » ? Où est passée la doctrine sociale de l’Église, l’esprit de Rerum Novarum ?

 

En septembre dernier, nous rencontrions pour la première fois Célestine, venue chanter à House of Compassion avec le chœur du Comité des femmes sans papiers. Le samedi 22 novembre, lors d’une rafle à Matonge, elle avait été emmenée en centre fermé, alors même qu’elle n’était pas en séjour irrégulier puisqu’elle était engagée dans une procédure administrative. Le 5 mars, nous apprenions sa libération : pour notre plus grande joie, elle était à nouveau libre de ses mouvements.

Ce lundi 6 avril à 20h qui est justement pour nous catholiques le lundi de Pâques, il nous a été proposé de célébrer ensemble sa libération. Ce sera une joie partagée et quelque part aussi un message pascal d’espérance, dans le sens profond de la Résurrection — une libération des pouvoirs de mort, de tout ce qui écrase l’être humain et l’empêche de vivre. C’est cela, ressusciter. Et c’est cela que nous allons fêter.

À Amsterdam, les Catholic Workers hissent un drapeau sur leur façade lorsqu’une personne de leur communauté est régularisée, pour dire : « Ici, quelque chose d’important pour la société vient d’advenir. » Eh bien, nous ferons de même ce lundi 6 avril, à l’issue de la conférence Après le Parlement, agir au Conseil : un nouveau cycle de plaidoyer citoyen, que nous co‑organisons avec le MRAX et la Maison du Peuple de l’Europe.

La conférence commence à 18h30 et se prolonge à 20h par un moment de convivialité pour célébrer la libération de Célestine. Plus d’informations 

Vous êtes tous le bienvenu

📢 NoWeapon.world se dirige vers Bruxelles pour l’édition #4 !

Que se passe-t-il quand une industrie produit des armes qui ne peuvent pas être vendues
Nous répondons par l’art. ✊🎨
Nous ouvrons officiellement notre APPEL OUVERT AUX ARTISTES ! 🇧🇪
Dans un monde où le commerce des armes alimente les conflits, nous utilisons la communication visuelle pour contester le statu quo. Nous recherchons des affiches qui provoquent, inspirent et imaginent un monde où les armes sont obsolètes.
📍 LA SCÈNE :
Des œuvres d’art sélectionnées seront exposées sous forme d’affiches publiques dans les rues de Bruxelles et présentées dans une exposition spéciale à la Maison de la Compassion à partir du 11 avril.
🎨 COMMENT PARTICIPER :
Date limite : 09.03.2026
Lien : https://www.noweapon.world/open-call-artist/
Transformons les rues de Bruxelles en toile pour un avenir sans armes. 🕊️
Tag un artiste qui a besoin de voir ça ! 👇. Visuels développés avec des outils d’IA comme médium créatif pour l’édition #4.

🌿 Participez à la Zinneke Parade avec Sabine !

Cette année, nous avons la joie de participer à la Zinneke Parade aux côtés de Sabine, la géante de la dignité, géante des sans-papiers. Son costume sera une œuvre collective : Sabine deviendra un arbre dont les racines font naître les rêves de dignité. Elle sera le cœur de notre Zinnode.

Pour que chacun·e puisse contribuer, nous avons besoin de vous dès maintenant. 👉 Il est important de vous inscrire rapidement, afin que nous puissions prévoir et réaliser votre costume.

🧵 Ateliers de création – Thème : les branches

Les premiers ateliers auront lieu à The Anker (Rue Marcq 25, Bruxelles)

  • 2 mars – 14h à 16h
  • 9 mars – 14h à 16h
  • 16 mars – 14h à 16h

Nous y commencerons les tissages qui formeront les éléments du costume de Sabine accompagné d’artistes qui vont nous guider.

🌱 Un costume tissé par toutes et tous

À partir de début avril, le tissage du costume de Sabine se poursuivra dans l’église, lors d’ateliers ouverts. Chaque visiteur, chaque passant, chaque membre de notre communauté pourra y ajouter un fil. Un geste simple, mais qui tisse ensemble nos rêves de dignité.

🤝 Appel à bénévoles : “buddies” pour personnes à mobilité réduite

Nous recherchons également des bénévoles pour accompagner des personnes à mobilité réduite le jour de la Zinneke. Une présence essentielle pour que la parade soit réellement inclusive.

🎉 À nous de jouer : venez tisser, venez créer, venez marcher avec nous. Ensemble, faisons de cette Zinneke une célébration vivante de solidarité et de beauté partagée.

Inscription coord@houseofcompassion.be

© Geneviève Frère

Appel OUVERT à tous les artistes pour participer à l’exposition d’été

‘WOOD(S)’
@ House of Compassion (Begijnhofkerk) – Bruxelles
Du 1er juillet au 30 août.

Le titre provisoire est « WOOD(S) »

L’exposition se concentrera sur toutes sortes de travail avec le BOIS –
installations, sculptures, photos, vidéos et performances – exprimant les
multiples facettes du bois dans l’art.

Des thèmes tels que la force vitale, la mémoire, l’histoire, l’écologie, le son, la
musique, la construction, l’utilité et le cadrage peuvent être au cœur de
l’expression artistique de « WOOD(S) ».

Envoyez-nous votre proposition documentée avec photos ou vidéos à :
coord@houseofcompassion.be
Avant le 30 avril.

Les candidats seront ensuite sélectionnés pour la grande exposition d’été
(juillet et août 2026) au cœur de Bruxelles.
D’ici la fin mai, nous inviterons les artistes sélectionnés à visiter les lieux pour
une coordination plus approfondie.
Nous invitons également chaleureusement les artistes émergents à participer.

House of Compassion est une église thématique dédiée à la justice et la
compassion où toutes les convictions sont les bien-venues.

CommemorAction

Le 6 février, avec une délégation de House of Compassion, nous avons participé à une « CommémorAction » visant à rendre visibles les vies brisées par les politiques frontalières. Ci‑dessous, nous vous proposons de découvrir l’article de la journaliste Anne Lodester pour l’agence de presse Pressenza.

© Riet D’Hont

Pour une ville qui ne laisse personne de côté

Cher Bruxellois,

C’ est avec une inquiétude croissante que nous, plusieurs organisations bruxelloises qui s’ inspirent de l’Évangile, constatons que la solidarité est de plus en plus souvent présentée comme ayant des limites fixes et inévitables. Comme s’ il était fatal que tout le monde ne soit pas aidé, que certaines personnes soient laissées pour compte et que nous devrions l’ accepter.
Cette façon de penser ne reste pas abstraite. Elle se traduit aujourd’hui par de rudes réalités où des personnes sont littéralement laissées pour compte. À Bruxelles, des personnes dorment dans la rue parce que l’accueil n’ est plus une certitude, parce qu’il n’y aurait « pas de place ». Ce n’est pas une loi de la nature, mais le résultat de choix.

Pour lire la suite de la lettre, vous pouvez cliquez ici

© Photos prises par Amnesty devant House of Compassion.

« La Compassion est une responsabilité »

Intervention de Natacha Mugisi Tchitembo lors du weekend Action et Contemplation organisé par House of Compassion au Rock-in-Squat.

Chers membres de House of Compassion,
Chers participants,
Chers frères et sœurs,
Je vous remercie pour l’invitation qui m’est faite aujourd’hui.
Votre institution porte un nom fort : House of Compassion,
Une maison, et une compassion.
Deux mots qui, pour nous, femmes sans papiers, ne sont pas des concepts, mais des besoins vitaux.

Dans la tradition chrétienne, la compassion n’est pas une émotion, c’est une responsabilité.
Aujourd’hui, je viens vous parler au nom du Comité des Femmes sans-papiers dont je suis l’une des porte-paroles,
Au nom du collectif L’Écho de la Voix dont je suis la fondatrice,
Au nom de l’occupation La Grâce Divine dont je suis l’initiatrice du projet et la coordinatrice,
Et de toutes celles que l’on ne voit pas, mais que Dieu, lui, n’a jamais cessé de voir.

La réalité vécue des femmes sans-papiers :
Une question de dignité humaine
L’Église nous rappelle que
toute personne est créée à l’image de Dieu.
Et pourtant, dans nos sociétés,
des femmes et des enfants vivent sans reconnaissance,
sans sécurité,
sans droits.

Être une femme sans-papiers,
c’est vivre dans la peur quotidienne :
peur du contrôle,
peur de la dénonciation,
peur de l’expulsion.

Socialement,
nous travaillons souvent dans des secteurs essentiels,
mais invisibles :
le soin, le nettoyage, l’accompagnement.

Culturellement,
nous sommes réduites au silence.
Nos voix ne sont pas jugées légitimes.

Politiquement,
nous sommes absentes des espaces de décision,
alors même que les décisions nous affectent directement.

Cette réalité n’est pas seulement sociale.
Elle est morale.
Elle est spirituelle.

La parole comme chemin de libération
Dans la Bible,
Dieu commence toujours par entendre le cri.
« J’ai vu la misère de mon peuple,
J’ai entendu son cri. »
(Exode 3,7)

Nous aussi, nous avons crié.
Mais longtemps, personne n’écoutait.
C’est pourquoi nous avons choisi de prendre la parole collectivement.
La parole est devenue pour nous un acte de libération,
un acte de foi,
un acte de résistance non violente.

Les Invisibles :
Quand le chant devient prière et protestation
C’est ainsi qu’est née la chorale du Comité :
Les Invisibles

Dans la tradition chrétienne,
le chant est une prière.
Mais c’est aussi une proclamation.
Nos chants sont des psaumes contemporains.
Ils parlent de l’exil,
de l’attente,
de l’espérance.

Quand nous chantons dans l’espace public, nous faisons ce que faisaient les prophètes : nous rappelons à la société ses responsabilités.

L’art et la conscience : la candidature sans-papiers
Notre chemin a croisé celui de l’artiste Anna Rispoli.
Avec elle,
nous avons participé à une action forte :
la candidature symbolique
d’une femme sans-papiers
dont j’incarnais le rôle
« La bourgmestre de la vingtième commune » lors des élections communales.

Cette action posait une question profondément éthique :
Peut-on parler de justice lorsqu’une partie de la population n’a aucune voix politique ?

Ce geste artistique a ouvert un espace de réflexion,
non pas contre les institutions,
mais pour réveiller les consciences.

Nous avons également écrit un mémorandum dans lequel vous pouvez retrouver nos différentes revendications.

Une maison pour les femmes et les enfants : La Grâce Divine
Dans ma tradition chrétienne,
la maison est un lieu sacré.

Face à la précarité des femmes du Comité
et de leurs enfants,
est née l’idée de créer un espace d’accueil, de sécurité et de reconstruction.
C’est ainsi qu’a vu le jour La Grâce Divine.

Ce nom exprime notre conviction profonde :
la dignité ne se mérite pas,
elle est donnée par Dieu.

L’Écho de la Voix : Faire résonner l’Invisible dans les institutions
Le collectif L’Écho de la Voix est né pour que nos paroles ne restent pas enfermées.
Un écho,
c’est une voix qui traverse les murs.

C’est dans cet esprit que nous avons
rencontré sept bourgmestres,
non pas dans une logique de confrontation,
mais de dialogue responsable.

Nous leur avons présenté un projet clair :
– le besoin d’un bâtiment,
– un lieu digne,
– un espace d’humanité partagée.

Conclusion
Un appel à la compassion active
Je terminerai par un appel.
La compassion n’est pas seulement un sentiment.
C’est un engagement.

Aujourd’hui,
nous ne demandons pas à l’Église de parler à notre place.
Nous demandons qu’elle marche avec nous.

Parce que chaque femme invisible est une sœur.
Parce que chaque enfant sans sécurité est un enfant de Dieu.

Nous sommes là.
Nous existons.
Et nous continuerons à faire entendre l’écho de la voix.

Je vous remercie.

Photo de la chorale du comité des femmes sans-papiers lors de la clôture des journées de réflexion « action et contemplation » organisée par House of Compassion le 9 et 10 janvier 2026 à Rock-in-Squat

Invitation Presse : Bruxelles accueille une délégation palestinienne pour la Cérémonie de la Lumière de la Paix

Invitation Presse : Bruxelles accueille une délégation palestinienne pour la Cérémonie de la Lumière de la Paix

Le mercredi 10 décembre, Bruxelles sera à nouveau le cadre de la traditionnelle Cérémonie de la Lumière de la Paix, un moment symbolique où la lumière de Bethléem — symbole universel de paix et de fraternité — est accueillie dans la capitale.

« La Lumière de la Paix dépasse les frontières et rassemble les gens », explique Bénédicte Kusendila (Pax Christi Vlaanderen). « Cette année, nous donnons explicitement la parole à des voix palestiniennes et judéo-israéliennes, qui s’écoutent dans un esprit de paix. »

Cette édition revêt un caractère particulier : l’organisation accueille deux militants palestiniens pour la paix venus de Bethléem. Il s’agit de Roger Salameh de l’Arab Educational Institute et de Zoughbi Alzoughbi du Wi’am Centre, un centre de médiation et de réconciliation.

La cérémonie est organisée par Pax Christi Vlaanderen, House of Compassion et Vredeslicht Belgique, et prend à Bruxelles une dimension particulière grâce à la présence des deux militants palestiniens :

  • Roger Salameh (Arab Educational Institute)
  • Zoughbi Alzoughbi (Wi’am Centre de médiation et de réconciliation)

Ils partageront des témoignages personnels sur la vie en Cisjordanie et sur la situation humanitaire à Gaza. En tant que chrétiens palestiniens engagés pour la paix, ils soulignent l’importance du dialogue, de la médiation et de la réconciliation locale.

La délégation sera en Belgique du 8 au 17 décembre 2025 pour une série de rencontres, dont la cérémonie bruxelloise constitue l’un des moments forts.

Moment presse à Bruxelles Les journalistes bruxellois auront l’occasion d’interviewer les militants et d’assister ensuite à la cérémonie.

📅 Mercredi 10 décembre ⏰ 14h30 – 16h30 📍 Place du Béguinage, 1000 Bruxelles

Pour toute question ou pour un entretien avec les militants palestiniens, vous pouvez contacter Annemarie Gielen, experte Israël-Palestine chez Pax Christi et porte-parole de la Coalition anversoise pour la Palestine (0485 54 59 58 – Annemarie@paxchristi.be).

Pax Christi Vlaanderen est un mouvement de paix engagé pour un monde juste et sûr, pour tous.